« Retour au blog de nekozuki

Cher dirlo...

Voilà ce que j'ai écrit pour essayer d'avoir gain de cause...


Objet : demande de remboursement d'un demi loyer suite à un départ sans préavis

Monsieur le Directeur,

Voilà maintenant deux semaines, j'ai pris les clés d'une chambre réhabilitée à Mansart, précisément le 25 septembre. Malheureusement, suite à des problèmes financiers, je ne pouvais pas la garder. Cette chambre m'a été attribuée alors que j'étais sur liste d'attente, et je l'ai prise en désespoir de cause, car je ne trouvais rien d'autre. Quatre jours plus tard, une solution beaucoup moins onéreuse s'offrait à moi. Je l'ai saisie.

Le 2 octobre, soit une semaine tout juste après avoir pris possession de cette chambre, j'ai donc demandé à la responsable de la résidence Mansart, après m'être naturellement acquitté du loyer pour la deuxième quinzaine de septembre, s'il était possible pour moi de rendre les clés. On m'a répondu qu'en raison du règlement qui précise qu'un préavis de départ de deux semaines doit être effectué, c'était impossible. Ce préavis, je n'aurais de toute façon pas pu le faire en temps voulu, puisque deux semaines avant, aucune chambre ne m'avait encore été attribuée. Mon chèque de 102¤ correspondant à un demi loyer m'a été rendu, et celui de la caution de 204¤ a été conservé. Je devrais rembourser cette caution à mes parents, ayant encore deux petites s½urs, dont une dans le supérieur. Je suis donc dans l'obligation de payer un mois entier de loyer pour une chambre que je n'ai eu que pendant une semaine, et qui n'a pas été habitée (aucune nuitée, aucune douche), ce qui me met dans une situation financière extrêmement difficile. De plus, la chambre reste bloquée jusqu'au 15 octobre, alors que de nombreux étudiants attendent un logement.

Je suis donc allée voir le responsable des logements, au CROUS, qui m'a répondu exactement la même chose, ce devant d'autres étudiants qui eux étaient là dans l'espoir d'être logés. De plus, il m'a affirmé que la résidence devait combler le manque à gagner. Pourtant, la deuxième quinzaine de septembre a été payée (une amie m'a avancé le loyer), et cette chambre pouvait être relouée dès le lendemain. Le mois d'octobre aurait donc pu être payé par un nouveau locataire. A moins qu'il n'y ait un mois inconnu entre septembre et octobre, quelle perte le CROUS aurait-il à subir ?


Voici donc la situation : la chambre réhabilitée n°429 du pavillon Auxerre est libre, propre ; l'état des lieux a été fait avec la concierge, et les clés rendues, depuis le 2 octobre. Cependant, cette chambre reste inoccupée sous prétexte de règlement. De nombreux étudiants sont dans l'expectative, et pour ma part, je n'ai pas les moyens de payer.

Comment le CROUS, censé aider les étudiants, peut-il en arriver là ?

J'ai déjà vécu 4 ans en cité universitaire, durant mon cursus DUT, DEUG et Licence. Je suis cette année en Master 1. Je connais donc bien le système des résidences, et je suis sérieuse, loin d'être du genre à créer des problèmes.

En dernier recours, je m'adresse donc à vous.
Si c'est, pour moi, une question financière, c'est avant tout et surtout une question de bon sens. Il est désormais un peu tard, je m'en rends compte, pour relouer rapidement la chambre, mais cela aurait pu être fait bien plus tôt. Les règlements sont là pour être suivis, certes. Mais dans des cas comme celui-ci, il aurait sans doute mieux valu pour tout le monde que je puisse partir rapidement. Un préavis, bien sûr, est utile afin d'avoir le temps de retrouver un nouveau locataire, mais en début d'année, lorsque des dizaines de personnes attendent sur des listes, est-ce réellement nécessaire ?

Le CROUS s'est donné beaucoup de mal pour me trouver une chambre, j'en suis consciente, et je remercie pour cela les personnes en question. Je comprends parfaitement qu'il ne faille pas prendre les résidences pour de simples hôtels ; je suis bien placée pour le savoir, puisque après de nombreuses années en cité universitaire, je suis ce qu'on peut appeler "une habituée" ou "une ancienne", à votre convenance. Mais il n'en reste pas moins que cette solution s'est finalement avérée impossible pour moi cette année.

Ma requête est simple : je souhaite échanger le chèque de 102¤ qui m'a été rendu (destiné au demi loyer de septembre), contre celui de la caution de 204¤ gardé par la résidence (afin de couvrir fin septembre et début octobre), ou s'il a déjà été encaissé, d'obtenir un remboursement.


Ce courrier est long. Mais il n'en fallait pas moins pour vous expliquer la situation, et mon sentiment d'injustice. Je me suis heurtée à des murs, et n'ai pas été prise en considération. J'espérais en effet un peu plus d'humanité et de compréhension de la part des responsables d'un organisme destiné à aider les étudiants.


Si ce courrier ne devait pas résoudre mon cas de manière positive, ce que je regretterais profondément, j'espère qu'il pourra néanmoins servir de "post-it" en faveur d'un meilleur accueil, disons un peu plus empathique, des étudiants en difficulté, dans l'espoir (peut-être utopique ?) d'une administration un peu moins rigide.


En l'attente d'une réponse que j'espère favorable, je vous prie de croire, Monsieur le Directeur, en mes plus respectueuses salutations.


J'ai aucune chance, hein ?
Bah tant pis, c'est pas grave, au moins j'aurais dit ce que j'avais à dire !
AMIS VICTIMES DES RESIDENCES, SOYONS SOLIDAIRES !!!!

# Posté le jeudi 12 octobre 2006 04:38

Modifié le vendredi 13 octobre 2006 05:33

« Article précédent : J'ai l'air d'un animal de basse-cour ? [pour...

Article suivant : NIHIL »